Au printemps, pourquoi mon nez coule, mes yeux pleurent ? (rubrique LDC radio du 28 mai 2018)

21 Mai, 2018 | ldc radio rubrique

Pourquoi le printemps m’en veut-il autant, mon nez coule, mes yeux pleurent et piquent, ma gorge gratte !

Souvent au printemps, nous avons l’impression de revivre. Le soleil chauffe, la température devient plus clémente. La nature va pouvoir se réveiller. Les feuilles, les fleurs, vont de nouveau charmer notre vue et notre odorat. Une certaine joie nous envahit. Mais malheureusement, elle n’est pas partagée par tout le monde. Plus de 25% de la population réagissent assez mal à cette période. Elle leur apporte des désagréments qui gâchent la joie de quitter la rudesse de l’hiver. Peut-être te sens-tu concerné ?

Du printemps à l’été

Au début du printemps, la quantité massive de pollens de bouleau, de cyprès, de frêne, d’olivier, de platane, d’ambroisie, déplacés par le vent provoque une réaction de ta peau et de certaines de tes membranes, nommées les muqueuses, qui tapissent les zones de ton corps en contact avec le milieu extérieur, comme celles de ton nez. En juin et juillet, les graminées des plantes à fleurs, des céréales, des herbes de prairies viennent aussi te chatouiller tes narines. La réaction va être assez immédiate. Tu vas commencer à éternuer sans arrêt, ton nez va couler et tes yeux vont se mettre à piquer, ta respiration peut également devenir difficile. L’enfer commence.

Pourquoi réagis-tu ainsi ?

Ton corps possède une véritable armée qui assure sa protection contre tous les intrus extérieurs et intérieurs. Elle se nomme immunité. Elle est composée de cellules soldats, les globules blancs. Les globules blancs sont partout, surveillent tout et tout le temps. Cette armée utilise un grand arsenal d’armes pour assurer cette défense. La reconnaissance faciale en fait partie. La première fois, l’intrus arrive dans ton organisme tranquillement l’air de rien. Mais ce fameux mécanisme se met en marche. Cet intrus va être fiché comme un élément nocif à abattre. La prochaine fois qu’il se présentera, l’alerte sera donnée. L’armée activera différents processus de défense très complexes, dont un qui consistera à bombarder la zone envahie d’histamine. Cette petite molécule chimique va provoquer des gonflements, des rougeurs, des picotements, des libérations de liquides tel que l’écoulement de ton nez, mais aussi au niveau de tes poumons un resserrement de tes voies respiratoires qui peut te donner l’impression d’étouffer. Les éternuements, la toux sont aussi à l’honneur. Tous ces phénomènes sont faits normalement pour te protéger et détruire l’élément perturbateur comme une bactérie par exemple.

Cette armée ne doit pas être défaillante et l’activation des programmes de défense doit être réalisée à bon escient et pas de façon excessive. Les phénomènes allergiques résultent d’une armée trop réactive vis-à-vis de substances comme le pollen, les graminées, les poils de chat, la moisissure et bien d’autres qui ne devraient pas être considérés comme des éléments nuisibles.

Y a-t-il une cause à se dérèglement ?

L’évolution de ton environnement, en est une.

Ton immunité est très sollicitée par un grand nombre de substances chimiques qui se trouvent dans ton environnement comme les pesticides, les additifs alimentaires, le mercure, l’aluminium, le plomb, la pollution de l’air. Tous ces éléments perturbent son fonctionnement. Ils font, en quelque sorte, beuguer son programme de reconnaissance. Les réactions pour te protéger deviennent excessives face à des éléments qui ne devraient pas lui poser de problèmes comme les graminées ou le pollen.

Un autre facteur agit également, ce sont les particules fines du diesel qui rendraient le pollen plus allergisant. le CO2,d’après des chercheurs européens, augmenterait non seulement l’effet de serre mais aussi le pollen dans l’air.

L’hérédité en est une autre

Si tu es issu d’une famille à tendance allergique, tu as hérité génétiquement d’une fragilité immunitaire. Si tel est le cas, il faudra redoubler de vigilance et avoir une action préventive pour éviter le plus possible que ce terrain allergique s’exprime.

Pour t’aider pendant cette période

Tout d’abord faire des petits gestes simples comme :

  • Télécharger l’application d’alertes polliniques qui te permettra un suivi personnalisé des niveaux d’alertes. Tu le trouverais sur le site pollens.fr du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ;
  • Ouvrir uniquement la fenêtre de ta chambre tôt le matin ou tard le soir, périodes pendant laquelle la quantité de pollen est moindre dans l’atmosphère ;
  • Penser à rincer tes cheveux et la barbe, si tu en as, car le pollen se fixe dessus. Il faut éviter de le respirer toute la nuit ;
  • Nettoyer ton nez matin et soir avec de l’eau de mer filtrée ou du sérum physiologique ;
  • En voiture, il ne faut pas que tu ouvres les vitres ;
  • Pour tes vacances, choisir la mer est préférable.

Le soleil et le vent ne sont pas tes amis pendant cette période car les concentrations de pollen et leur dispersion sont optimisées. La pluie, elle, est salutaire car elle plaque le pollen au sol.

Les promenades dans les champs et les herbes hautes par un temps ensoleillé et/ou venteux sont fortement déconseillées

Fumer et boire de l’alcool ne vont pas t’aider non plus, bien au contraire, tu vas amplifier tes réactions allergiques.

Il faut penser à la composition de ton assiette

En effet, il est important d’éviter d’irriter ton armée, l’immunité, en mangeant des aliments qui la mettent en alerte. Il faut plutôt lui apporter des éléments qui vont l’aider à s’équilibrer et réagir correctement sans s’affoler.

Une alimentation riche en fruits et légumes apporte des antioxydants comme la vitamine C, la vitamine E, bénéfiques pour la bonne santé de ton immunité.

Les boissons végétales de coco, de riz, d’amande, de chanvre sont à préférer au lait de vache. Ce dernier peut entretenir ton terrain allergique. Il en va de même avec les céréales modernes contenant du gluten.

Les œufs de caille soulagent naturellement les allergies du printemps. Dans les années 1970 le Dr Truffier a constaté ses propriétés thérapeutiques sur les allergies respiratoires.

Ton assiette passe dans tes intestins

Ton immunité est très influencée par la bonne santé de ton intestin. C’est à cet endroit que siège le chef d’orchestre immunitaire. En prendre soin est donc important. De nombreuses bactéries amies travaillent dans ton intestin et régulent la réponse immunitaire de tout ton organisme, même celle de tes voies respiratoires. Mais voilà il faut qu’elles soient au top de leur forme. Il est important que tu respectes un bon équilibre alimentaire comprenant plus de produits végétaux que de produits animaux. Tu comprends aussi qu’il faut éviter les pesticides, les additifs, les élevages soumis aux traitements antibiotiques et les aliments qui ont subi un raffinage industriel car ils malmènent tes bactéries. La mastication contribue aussi à conserver leur santé. De temps en temps, en prévention, il est bon de redonner de bonnes bactéries à tes intestins avec de bons probiotiques.

Non au stress

Tes bactéries et ton immunité n’aiment pas le stress. Des chercheurs ont montré qu’un stress intense et régulier modifie le caractère de ton armée qui devient sujette à des réactions immunitaires disproportionnées.

Les substances incontournables pour lutter contre les allergies

  • La vitamine D régule le système immunitaire. Il y aurait un lien entre son déficit et le développement des allergies. Le manque de soleil en hiver a été particulièrement élevé cette année, ta vitamine D doit être un peu dans les choux !
  • Les oméga 3 réduisent l’inflammation. Si tu en manques, tu peux plus facilement déclencher une réaction allergique. Tu en apportes à ton organisme si tu manges des petits poissons et de l’huile de colza biologique.
  • Le zinc ne doit absolument pas manquer à ton organisme. Il limite les réactions inflammatoires liées à l’allergie et renforce les muqueuses respiratoires. Les céréales complètes biologiques, le jaune d’œuf cuit à la coque, les sardines, les champignons, les graines de courge, le persil en sont très riches.
  • La quercétine que tu trouves dans les oignons rouges, les pommes, le brocoli, les myrtilles, le cassis, baisse la libération d’histamine. Cette substance provoque les démangeaisons, les enflures et les éternuements.
  • Le magnésium contribue à un bon état de santé du système immunitaire en évitant sa surexcitation. Le riz complet, les abricots secs, la banane, les légumes verts t’apportent du magnésium.

Voici quelques plantes en prévention contre les allergies

  • Le plantain et l’ortie piquante agissent sur l’activité de l’histamine et peuvent aider à lutter contre les allergies.
  • Le Desmodium diminue la concentration et la libération d’histamine. Il a donc une action anti-allergique.

Toutes les plantes ne sont pas à prendre en automédication. Elles peuvent être déconseillées aux enfants de moins de 12 ans, aux femmes enceintes et allaitantes et même avoir des interactions avec des médicaments si tu en prends. Il faut donc toujours prendre conseil auprès d’un professionnel de santé.

Les allergies saisonnières ne sont pas à prendre à la légère, tu dois agir dès leurs apparitions pour éviter qu’elles ne deviennent invalidantes. Les professionnels de santé, allergologues, et thérapeutes certifiés, sont là pour que tu puisses traverser cette épreuve et accéder à un mieux-être durable.

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